Galerie La Petite Renarde Rusée

samedi 28 avril 2012

Philippe Lemaire, Collages, suivis d'une présentation par l'auteur



La fée aux ciseaux








Qu'as-tu vu ?









L'heure du conte











L'homme dans la lune












Le monument aux oiseaux








La brodeuse de rêve











Il faudra danser sur ma tombe












Le contrat










Le lion dans la crypte











Votez pour moi








Philippe Lemaire est un colleur d'images et écrivain. Revuiste aussi il publie La Nouvelle Revue moderne. Il vit à Villeneuve-d'Ascq.
Voir son site : http://nouvellerevuemoderne.free.fr/







     "Que Dan et Guy Ferdinande soient ici remerciés pour l’infatigable énergie avec laquelle ils entretiennent un bouillonnement poétique alimenté par des expositions, des lectures, d’innombrables publications et maintenant par ce blog !
La galerie « La Petite renarde rusée », nichée dans leur maison de Lompret, m’a permis en 1999 et en 2009, de présenter à deux reprises une rétrospective de mon travail de colleur sur une période de 10 ans.
Je dis « colleur » car le mot me paraît bien adapté à un registre de la création poétique qui rime avec voleur (d’images), bricoleur et rêveur…
Si j’ai choisi Colleur de rêves comme titre du livre qui paraît en mai aux éditions de l’Usine, c’est que les collages – presque tous les collages – ont le pouvoir de faire rêver leurs créateurs comme ceux qui les regardent. Image… Magie… Imagination… Les collages étonnent et suscitent des interprétations. Ils entraînent le regardeur sur la pente de sa propre rêverie.
Des sentiments, des histoires, des poèmes naissent des images comme les rêves naissent du sommeil. Dans Colleur de rêves, j’ai tenté d’interroger de plus près cette parenté du collage et du rêve en rapprochant des images que j’ai construites avec du papier imprimé, des ciseaux et de la colle, et le récit de certains de mes rêves.
Pour ce blog, Dan m’a proposé de présenter une dizaine de collages, que j’ai choisis parmi mes créations récentes. Pour chacun, j’ai eu envie de vous raconter un petit bout de son histoire…"
Philippe Lemaire




Colleur de rêves
Plus d’une centaine de collages et presque autant de textes de rêves.
Préface de Gérard Farasse. Un livre de 224 pages au format 21x28 cm.
Editions de l’Usine / Claude Brabant – Collection « Les peintres du chaos » Prix : 25 euros (+port 2€)

Exposition des collages du samedi 19 au samedi 26 mai 2012.
Signature et vernissage le samedi 19 mai de 19 à 22 heures.
En clôture de l’exposition, le samedi 26 mai à 20h30 pour la sortie du N°30 de la Nouvelle Revue Moderne :
Lectures de Jacques Abeille, Gérard Farasse et Patrick Lepetit par les auteurs & Victoria Thérame lue par René Haddad
Galerie de l’Usine et Editions de l’Usine
102 Bd de la Villette – 75019 PARIS – usine102.fr


Autres livres parus en 2012 :
Frédéric Jimenez, L’Oiseau et le ciel. Préfacé et illustré par Philippe Lemaire (Gros Texte, 2012)
Annie Saumont, Le Pont vu par Philippe Lemaire (éditions du Chemin de fer, 2012)


10 collages et leur histoire

La fée aux ciseaux
(23-05-2010)
Inspirée par son univers, cette image est un hommage à Marie Noël Döby, créatrice de centaines de carnets de collages et de poupées sexuées aussi troublantes que celle de Hans Bellmer. Elle est pour moi La Fée aux ciseaux.

Qu’as-tu vu ?
(16-01-2011)
« La présence de la mort à venir va de pair avec l’attrait pour la vie, avec l’inlassable curiosité qui anime l’enfant avide d’explorer ce qui l’entoure. A cet enfant je donne un nom : Alice » (J-B Pontalis : En marge des nuits)
Alice ici est passée de l’autre côté du miroir. Et c’est la femme adulte qui a perdu son pouvoir visionnaire qui lui demande : « Qu’as-tu vu ? »

Le monument aux oiseaux
(03-06-2011)
Max Ernst accordait des pouvoirs particuliers aux oiseaux. Il a peint, par dérision envers les monuments aux morts qui fleurissaient dans la France de l’après-première guerre mondiale, un « monument aux oiseaux ». J’ai créé celui-ci pour illustrer le livre des poèmes d’enfant de Frédéric Jimenez, L’Oiseau et le ciel.

L’homme dans la lune
(12-01-2012)
Une légende ancienne voit dans la pleine lune l’image d’un homme et de son chien.
Cet « homme dans la lune », c’est le berger qui traverse Le Pont d’Annie Saumont. On voit dans le ciel un clair de terre et on distingue aux pieds du berger la forme de cratères lunaires.

L’heure du conte
(29-01-2012)
J’ai perverti ce tableau réaliste d’une lecture de la Bible en Alsace au moyen du froissage qu’il a subi. Puis de nouveaux personnages se sont glissés dans le tableau : des auditrices attentives, des enfants et même des poupées. Une fillette minuscule – est-ce l’héroïne du conte ? – surgit du livre et son histoire captive l’auditoire.

La brodeuse de rêves
(18-02-2012)
Dans le prolongement des collages réalisés pour Le Pont d’Annie Saumont, cette brodeuse de rêve où l’on retrouve la petite fille minuscule de l’heure du conte.

Il faudra danser sur ma tombe
(26-02-2012)
Mon père, militant ouvrier chrétien qui avait mis sa vie au service des autres, était tellement persuadé qu’il irait directement au Paradis qu’il nous avait dit : « Après ma mort, il faudra danser sur ma tombe. »

Le contrat
(18-03-2012)
Certaines personnes sont persuadées que le monde et ses biens matériels leur appartiennent de plein droit et qu’elles détiennent un pouvoir sans limite sur les autres. C’est en réaction contre ces gens-là que j’ai fait ce collage et écrit ce poème :

Le contrat
Vous me donnerez vos bras et vos jambes
votre tête, votre cœur
votre sang et vos tripes
Vous aurez en échange
l’air que vous respirez
et le pain que vous mangez

Le lion dans la crypte
(18-03-2012)
Dans l’ambimage, ce qui est en haut est un peu comme ce qui est en bas. Dans celle-ci, j’ai joué sur les jeux d’ombre et de lumière, à partir d’une gravure qui montre les ruines de la Cathédrale Saint-Bayon à Gand, dans l’état où elles se trouvaient à la fin du XIXe siècle. On y distingue cependant Le lion dans la crypte.
 
Votez pour moi
(01-04-2012)
Ce froissage se rattache à une série dans laquelle je m’amuse à arranger le portrait des puissants d’hier, juste pour voir la gueule que ça leur fait. J’ai trouvé que celui-ci avait une tête comme on en voit sur les prospectus électoraux : une gueule à retourner sept fois son bulletin avant de le mettre dans l’urne.



 

2 commentaires:

  1. J'aime le collage « narcissique » de La fée aux ciseaux, j'aime aussi Le contrat et son étale ! Mais par dessus tout j'aime Votez pour moi où l'on voit combien Sarkozy a et marquera encore l'imagination des nordistes. Toutes mes amitiés à l'artiste. Philippe G. Brahy.

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