Galerie La Petite Renarde Rusée

vendredi 3 novembre 2017

Exposition d'art, Villeneuve d'Ascq, octobre 2017




Le HULLY GULLY du GUL-I-BULBUL
hommage à Mihr Ali et à l’art qajar


         Une petite exposition en forme d’oxymore, voilà ce que partagent le hully gully et le gul-i-bulbul (rose et rossignol, style de décoration caractérisé par des motifs végétaux) qui, équidistants à la table de dissection que l’on sait, auraient très bien pu ne jamais se croiser. Rencontre et découverte, celle du peintre de cour iranien Mihr Ali dont le Louvre Lens nous propose une impressionnante peinture de Fath Ali Shah Qajar, né en 1772 et souverain de la dynastie qajar de 1797 à 1834. La très longue barbe de ce monarque à maintes reprises rapportées par Mihr Ali de même que l’érotisme manifeste de certaines toiles qajares ne laissent pas d’étonner le néophyte : une peinture figurative subitement non dépourvue de tout cousinage avec la peinture européenne du XIXe, combinant une certaine raideur du dessin à une indéniable rutilance. À ce sujet, vous lirez avec intérêt Le rôle des artistes-peintres dans le développement de la peinture qâdjâr, dans le n° 23, octobre 2007, de La Revue de Téhéran.
Quant au hully gully sollicité ici par l’homophonie et la légèreté du propos, il date d’une époque antédiluvienne dont seule une espèce rare de mélomanes pourra encore vous parler, celle des twist, madison, mashed potatoes, surf, loop de loop, letkiss, gamma goochee, locomotion et bien d’autres.

Cliquer ci-dessous pour visualiser le livret réalisé par Guy Ferdinande des œuvres de l'expo (12 pages) :


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jeudi 2 novembre 2017

Guy Ferdinande - مشهد vin rouge, dessin (octobre 2017)



مشهد vin rouge
(Mashhad, Iran)


Participation à l'exposition collective organisée par Guy Ferdinande pour l'association iranienne Nima, à la Ferme Dupire, Villeneuve d'Ascq, du 22 octobre au 1er novembre 2017.
Exposition en hommage à la peinture persane qajar (XIXème siècle), intitulée Le Hully-guly du gul-i-bulbul


Dan Ferdinande - Gul-i-bulbul, pastel (octobre 2017)












Participation à l'exposition collective organisée par Guy Ferdinande pour l'association iranienne Nima, à la Ferme Dupire, Villeneuve d'Ascq, du 22 octobre au 1er novembre 2017.
Exposition en hommage à la peinture persane qajar (XIXème siècle), intitulée 
Le Hully-guly du gul-i-bulbul





L'une et l'autre, court-métrage de Julien Ferdinande (novembre 2017)



Court-métrage écrit, produit et réalisé par Julien Ferdinande Assistance artistique : Patricia Ghilbert et Jeremy Chayet Prise de son : Jeremy Chayet Acteurs : Claire Vercruyce, Alice Gorny, Ségolène Abdalla et Patricia Ghilbert Notes : « L’une et l’autre » est le résultat d’une suite de coïncidences heureuses survenues au début de l’été 2017. Ségolène Abdalla, qui travaille dans le magasin Grain de Malice en bas de chez moi, m’avait dit que sa nièce, Claire Vercruyce, faisait du théâtre et allait revenir sur Berck. Je pourrais donc lui trouver un rôle dans un de mes projets. Le weekend où je la rencontre, Patricia Ghilbert me présente une autre jeune fille, Alice Gorny, qu’elle a rencontrée à la Baie d’Authie et peut-être que je pourrais lui trouver un petit rôle également. Alice fait de l’équitation au Touquet et Patricia vit juste derrière les pâtures sauvages de chevaux à Berck. Il y avait un thème récurrent là et l’idée m’est tout de suite venue d’écrire une histoire pour Claire et Alice. Une histoire d’amitié forte entre deux jeunes filles. Le tournage s’est fait en une semaine. Encore une fois les temps de tournage étaient limités et il a fallu faire « au plus vite ». L’expérience a été enrichissante et le plaisir ici a été de voir où ce projet allait m’emmener et d’aller explorer d’autres sensibilités. Il y a eu aussi ici un travail sur les lieux, entre les décors imposants du centre équestre du Touquet et les pâtures sauvages de Berck. Un grand merci donc aux deux jeunes actrices et aux dames qui ont fait l’intermédiaire et aussi au centre Équestre du Touquet et à Mr Congy de l'association La Cabriole. Cryo Chamber: https://www.youtube.com/user/cryocham... + https://www.facebook.com/CryoChamber/ Contact Julien Ferdinande https://www.facebook.com/juju.cinema.9


mercredi 1 novembre 2017

"Ticket gagnant ou pas", moyen-métrage réalisé par Julien Ferdinande (octobre 2017)





« Ticket gagnant ou pas » Moyen-métrage écrit, filmé, monté et produit par Julien Ferdinande
Musique: Claude Gridelet
Genre : comédie
Pitch : une femme de ménage retrouve dans une des poches de son tablier un jeu à gratter qui appartient à un de ses clients…
Notes de l’auteur : l’histoire de "Nathalie" faisait initialement partie d’une série en plusieurs épisodes. La série dans son idée originale n’a pas pu être réalisée. Des 5 personnages principaux, « Nathalie » est le seul personnage dont on a pu terminer le film, grâce à la détermination de l’actrice Evelyne Serreau. Nous avons filmé le film sur deux étés et en quelques mercredis. Les temps de tournage étaient très limités. Il a fallu faire avec les disponibilités d’Evelyne qui devait jongler entre sa famille, son travail et le film et qui avait aussi demandé que le tournage finisse à la fin de l'été 2017. Avec plus de temps et de moyens, nous aurions sans doute pu prolonger l'histoire. Pourtant l'âme de Nathalie rayonne ici et cela suffit.



lundi 16 octobre 2017

"L'oiseau mécanique, prise 1", court-métrage réalisé par Julien Ferdinande (octobre 2017)




« L’oiseau mécanique, prise 1 » Court-métrage écrit, filmé, monté et produit par Julien Ferdinande. Assistance artistique : Jeremy Chayet. Avec Patricia Guilbert et Quentin Dangleterre. Genre : drame. Pitch : Léa et Séraphin, frère et sœur du même père, attendent dans une chambre d’hôtel d’aller à la cérémonie de mariage de leur père avec une troisième femme… les vieilles blessures se rouvrent. Notes : Ce court-métrage fait partie d’une série de projets cinématographiques réalisés durant l’été 2017. Comme pour ‘L’ami de Passage’, j’ai écrit ce court-métrage, spécifiquement pour ces deux acteurs, ici Patricia et Quentin. L’idée m’est venue aussitôt que ma voisine Blanche nous a prêté une de ses chambres dont le décor un peu désuet allait donner le ton atmosphérique au film. Le lieu ici est important car le film est un huis-clos. Ce qui m’intéresse ici, c’est la traversée émotionnelle de deux personnages dans un lieu fermé. Les deux personnages sont piégés et doivent trouver leur liberté, s’ils le peuvent. Nous n’avons eu que deux après-midis pour faire ce court-métrage. Une pour répéter et une autre (trois heures exactement) pour tourner. De plus, une erreur technique nous a empêchés d’avoir le son de la perche. J’aurais évidemment aimé refaire le tout mais ça n’a pas été possible. C’est pour ça que j’ai appelé ce court-métrage « L’oiseau mécanique, prise 1 », comme si nous allions en faire une autre prise, une autre version. Il y a ceci dit beaucoup de choses que j’aime dans cette version. Un peu comme un diamant encore brut, pas encore taillé. Un grand merci au label Cryo Chamber pour avoir autoriser l’utilisation de la chanson « Beautiful Coalesce » de Dead Melodies. https://cryochamber.bandcamp.com/ https://www.youtube.com/user/cryocham... Contact : julien.ferdinande@hotmail.fr

"L'ami de passage", court-métrage réalisé par Julien Ferdinande (octobre 2017)



« L’ami de passage » Court-métrage écrit, monté, filmé et produit par Julien Ferdinande. Acteurs & aide artistique : Jeremy Chayet et Jean-Marc Deshuissard. Genre : drame. Pitch : deux copains de service militaire se retrouvent 25 ans plus tard. La vie n’a pas été la même pour les deux hommes… Notes de l’auteur : Ce court-métrage fait partie d’une série de projets cinématographiques réalisés durant l’été 2017. Jean-Marc et Jeremy ont été à mes côtés, soit en tant qu’acteurs ou techniciens, pour chacun de ces projets et je voulais monter rapidement un projet dans lequel ils pourraient jouer tous les deux. Après une après-midi de repérage dans les rues de la ville de Berck, je suis rentré chez moi avec l’idée de ce film et j’en ai écrit le scénario d’une traite. Nous avons tourné le film en totale indépendance en quelques après-midis. En réponse aux déconvenues sonores liées au bruit du vent incessant du bord de mer, j’ai opté ici pour une voix-off narrative, plutôt que des dialogues, ce qui m’a permis de trouver un ton bien précis pour l’histoire. Ici la réalité est sur mode « silencieux ». On n’entend que la voix intérieure d’un personnage arrivé en marge de la société. D’une certaine façon, ce film est un road movie, la dérive tragique de deux anciens copains dans une ville balnéaire. Un immense merci au label Cryo Chamber pour avoir autorisé l’utilisation de la chanson « Reunion » du groupe Atrium Carceri. https://cryochamber.bandcamp.com/ https://www.youtube.com/user/cryocham... Contact: julien.ferdinande@hotmail.fr

vendredi 11 août 2017

Au Pays des Sept Vallées (Artois), photos et texte de Dan Ferdinande



















































Il devrait y avoir 7 rivières mais je n’en vois que 6 sur cette carte. Et moi sur mon carnet j’en ai noté 9 l’an dernier. Recomptons. Bon alors, là c’est la Ternoise qui descend vers Hesdin. Ici à Fressin c’est la Planquette. C’est bête qu’ils aient changé son nom, je préférais la Chevrette. C’est que sa source est à Planques. Là c’est La Créquoise, elle part de Créquy. La vallée d’à côté, la plus jolie. Tiens, ici à Embry on devrait voir l’Embryenne. Bizarre on ne la voit pas en effet et pourtant elle coule dans le village. Rarement vu endroit plus humide, brrr ! Ensuite… Le Bras de Brosne qui passe à Aix-en-Issart. Et la Course qui se jette au pied de Montreuil-sur-mer. D’où la mer s’est retirée depuis…, attends, je vais voir sur internet… 7 siècles au moins. Et là regarde tout en bas de ces vallées c’est la Canche qui reçoit l’eau des 6 rivières et l’emporte vers la Manche à Étaples. Ce qui nous en fait bien sept. Ok ! mais juste un tout petit peu en-dessous il y a l’Authie en ligne de partage entre le Pas-de-Calais et la Picardie. Et un tout petit peu au-dessus, à Coupelle-Vieille, tu vois ici ? la Traxène. Elle rejoint la Lys qui va beaucoup plus loin grossir l’Escaut jusqu’à Anvers et la mer du Nord. Holà, ohhh ! tu t’égares là ! Je m’égare, je m’égare… c’est émouvant la source d’une rivière. Dans ce cas on peut aussi ajouter le Surgeon, à peine un peu plus haut, il en a 3 de sources lui. On en serait à 10 ! Maintenant voyons si on se souvient des sentiers qu’on a déjà pris. Autour de Fressin le sentier de la Chevrette. Mon chouchou. Puis le sentier de la Planquette à Cavron-Saint-Martin. Où tu as pointé maintes nuances de vert. Ah tu te souviens de ça ? On a aussi marché sur le sentier des Argilettes. Sur le sentier du Mont Caudron à partir de Rimboval. Celui-là tu ne l’oublies jamais avec Saint Wandrille perché sur la crête, ce hameau fantôme qui te fascine. Le sentier des Têtards à Torcy. Et son interminable voyette de frênes étêtés qui longe le Bois de Créquy. Puis… bon mieux vaut prendre les itinéraires des randonnées car on en oublierait. Voilà. Le sentier des Fréniaux, le sentier des Plaideurs, le sentier de la Neuvaine, le sentier des Prêtres… Et quelques autres encore. On marche dans les pas des personnages tragiques des romans de Bernanos, du jeune et malheureux curé de campagne et ses démons, de Mouchette la petite pauvresse qui finit sa vie dans l’eau noire d’un étang au fond d’un bois. Avec toute cette humidité, toute cette pluie à n’importe quelle saison on est aux antipodes des romans de Giono. C’est ce qui fait son charme à ce bout de terre.  Et c’est ce qui fait aussi qu’on ne rencontre jamais âme qui vive sur ses chemins l’été.
Déjà 19h00 ? ce ne serait pas l’heure d’un petit verre de Bergerac par hasard ? Je te sers ?







mardi 8 août 2017

Annie Wallois, Les Versets de la marche, parution Juillet 2017 (5 extraits)







Haleine


Pointer le jour dans un lent fondu enchaîné     surgir de cette latence     sous la friction d’un vigoureux matin     retrouver soulier à son pied     le liège de préférence au plomb qui pourtant se plie     chercher le chemin     que nul ne connaît       fortifier un grondement bourru en soi           prendre haleine au vent dans la ramure     s’avancer dans le demi-jour entrouvrant les forêts     sans merci pour le carabe sous la dalle du pied     s’abattre sur un lit de feuilles noircies     défaire ses humeurs     



Sang


Partir   tout de suite     la route bombe     le jour neuf te soulève     la lumière te presse     fait reluire ta peau     vite t’en aller muscler cette envie de t’affranchir du carcan     de te quitter     l’air a le goût sucré des prémices     le silence en ces minutes     prélude au défilé des heures     est ciselé de pépiements     partir avant le grondement du  train     faire le premier pas     celui qui brise     le sang sera bon conducteur des suivants     l’enfilade des pas ira d’elle-même     l’arrière-plan de la pensée reculera 




Souffle


Tu portes ton existence en bagage le long des sentiers     tu essuies une bruine de sueur au front     parfois un fruit blet tombe aux pieds déjà tuméfiés     bientôt une colonne d’arbre flanque tes chairs  palpitantes     mais de très loin là-bas monte le galop d’une foule qui laboure le sable     dans une lumière aveuglante     où les obstacles n’entravent la marche que de leur miroitement     ta vie funambule jusqu’alors tenue dans un halètement     se sent emportée dans la respiration universelle




Peaux


Peaux ravagées de ciel froid ou brûlées au plomb de l’été     visages cuivrés     dos tatoués d’étoiles     les exilés fendent l’air     obéissant à une faible lumière en eux     qui les mène là où ils ne  savent rien     passent les eaux     avancent en  houle sur la piste     vers les confins hérissés de barbelés     auxquels resteront suspendus des chiffons gris     floutés dans le brouillard     empalés sur les grillages     enserrant les territoires interdits     qu’ils s’acharnent à déplacer avec eux




Oreille


Loin devant les yeux fuit le tracé tortueux des chemins     la distance parcourue  pèse en kilomètres    se mesure au lest des heures dans la jambe     l’allure se relâche peu à peu jusqu’au dernier cran     tu puises de quoi poursuivre au plus secret de ta force     la butée d’un caillou serait un défi à la vie que l’exténuation entame     tu avances tête inclinée vers le sol     où se déploie la population des minuscules     et voilà que ton oreille se mouille de sons     mimant un vol d’insectes     une petite musique te sillonne     le corps aspiré s’allège





Versets de la marche, Annie Wallois
Paru en juillet 2017
aux Editions Henry
Collection La Main aux poètes
F 62170 Montreuil-sur-Mer
71 pages - 8€